(...une corde à linge tendue entre les plis du ciel pour y accrocher toutes sortes d'étoiles filant entre les pages...)

par Citlali, dessinatrice, glaneuse d'histoires en papier

3.4.15

C I E L S ** recherches...

Quelques croquis de recherches pour un papier découpé à venir dans notre petit livre céleste en préparation...


Le ciel existe autrement quand il est traversé par des oiseaux.


Je reviens vers Graciela Iturbide, photographe mexicaine qui a beaucoup exploré le sujet.


 Petit docu sur sa vie en espagnol.

En Italie je découvre aussi d'autres vols fascinants...

15.3.15

vues de l'expo

Quelques images des murs de l'Antiseiche et mes petits et grands papiers dessus...
à voir jusqu'en avril ! 









 ***c'est même ouvert le dimanche !!

6.3.15

E X P O à l'Antiseiche

C'est accroché, ça y est !
Vous pouvez dès maintenant y jeter un oeil si vous passez du côté de Noyal Chatillon...

Rendez-vous le 21 mars à partir de 16h pour le vernissage !

18.2.15

dé coupe-coupes...

Les petits bouts de papier n'en finissent pas de tomber par terre chez moi

Voici une nouvelle série de grands formats en papier découpé, dont à nouveau la carte du quartier de Mixcoac, à Mexico, en cours de découpage...






( c i e l s ) I

En chemin pour concevoir mes quelques pages de notre livre sur le Ciel, je suis retombée sur cette page du philosophe Alain, dans ses Propos sur le bonheur, bien à propos...


Regarde au loin
Au mélancolique je n'ai qu'une chose à dire : « Regarde au loin. »
Presque toujours le mélancolique est un homme qui lit trop. L'oeil humain n'est point fait pour cette distance ; c'est aux grands espaces qu'il se repose. Quand vous regardez les étoiles ou l'horizon de la mer, votre oeil est tout à fait détendu ; si l'oeil est détendu, la tête est libre, la marche est plus assurée ; tout se détend et s'assouplit jusqu'aux viscères.
Mais n'essaie point de t'assouplir par volonté ; ta volonté en toi, appliquée en toi, tire tout de travers et finira par t'étrangler ; ne pense pas à toi ; regarde au loin.
Il est très vrai que mélancolie est maladie ; et le médecin en peut quelquefois deviner la cause et donner le remède ; mais ce remède ramène l'attention dans le corps, et le souci que l'on a de suivre un régime en détruit justement l'effet ; c'est pourquoi le médecin, s'il est sage, te renvoie au philosophe.
Mais, lorsque tu cours au philosophe, que trouves-tu ?
Un homme qui lit trop, qui pense en myope, et qui est plus triste que toi.
L'État devrait tenir école de sagesse comme de médecine. Et comment ?
Par vraie science, qui est contemplation des choses, et poésie grande comme le monde. Car la mécanique de nos yeux, qui se reposent aux larges horizons,nous enseigne une grande vérité. Il faut que la pensée délivre le corps et le rende à l'Univers, qui est notre vraie patrie. Il y a une profonde parenté entre notre destinée d'homme et les fonctions de notre corps. L'animal. dès que les choses voisines le laissent en paix, se couche et dort ; l'homme pense ; si c'est une pensée d'animal, malheur à lui. Le voilà qui double ses maux et ses besoins ; le voilà qui se travaille de crainte et d'espérance ; ce qui fait que son corps ne cesse point de se tendre, de s'agiter, de se lancer, de se retenir, selon
les jeux de l'imagination ; toujours soupçonnant, toujours épiant choses et gens autour de lui. Et s'il veut se délivrer, le voilà dans les livres, univers fermé encore, trop près de ses yeux, trop près de ses passions.
La pensée se fait une prison et le corps souffre ; car dire que la pensée se rétrécit et dire que le corps travaille contre lui-même, c'est dire la même chose. L'ambitieux refait mille fois ses discours, et l'amoureux mille fois ses prières. Il faut que la pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien. À quoi la science nous conduira, pourvu qu'elle ne soit ni ambitieuse, ni bavarde, ni impatiente ; pourvu qu'elle nous détourne des livres et emporte notre regard à distance d'horizon. Il faut donc que ce soit perception et voyage. Un objet, par les rapports vrais que tu y découvres, te conduit à un autre et à mille autres, et ce tourbillon du fleuve porte ta pensée jusqu'aux vents, jusqu'aux nuages, et jusqu'aux planètes. Le vrai savoir ne revient jamais à quelque petite chose tout près des yeux ; car savoir c'est comprendre comment la moindre chose est liée au tout ; aucune chose n'a sa raison en elle, et ainsi le mouvement juste nous éloigne de nous-mêmes ; cela n'est pas moins sain pour l'esprit que pour les yeux.
Par où ta pensée se reposera dans cet univers qui est son domaine, et s'accordera avec la vie de ton corps qui est liée aussi à toutes choses. Quand le chrétien disait : « Le ciel est ma patrie », il ne croyait pas si bien dire. Regarde au loin.

        ALAIN, Propos, 15 mai 1911

10.2.15

h i e r b i t a s

Alors qu'on sent le lent mouvement du printemps se mettre en marche,
une petite musique sourde de sève qui monte...
on a décidé, avec Fatima et Chantal de ré-éditer notre livre des HERBES, nuestros yuyos...


On prendra le temps pour refaire pousser nos images
peut-être pas tout à fait les mêmes
petite session ce samedi pour partager nos idées, nos collectes.
à suivre...

12.12.14

éboulis

Une avalanche de couleurs sur grand format
quelques découpes viendront s'y mêler, plus légères sans doute

collage en cours...

5.12.14

ondes chaleureuses

Par ce froid, on se retrouve à l'intérieur
et comme ça arrive souvent, la radio accompagne ces moments
une petite série d'émissions, touts petits moments on retenu mes oreilles...

Ici, l'illustratrice Anne Herbauts parle joliment du picotement pour les yeux qu'elle cherche à donner à ses lecteurs, comme les mouvements de lumière à travers le feuillage.


30.11.14

l e s y e u x a u c i e l . . .

Première rencontre pour un début de livre,
un nouveau 3x3 pour lequel on lève les yeux !

Maina, moi et Méla qui nous a ouvert son atelier
on s'est retrouvées
le temps de triturer un peu de papier
coincer quelques petits bouts de bleu entre les pages d'un carnet
découper, coller, partager ce moment "autre", un peu léger
comme tout commencement...


à l'heure bleue *


Je commence mes essais principalement en papier découpé.
Quelques découpes de ciel d'orage ont surgi, annonçant sans doute d'autres chamboulements climatiques...
nuages à suivre ... **


11.11.14

projet dans le quartier de la Vierge Noire

Un beau week-end à Morlaix avec le bonheur de retrouver une bonne partie des participantes au livre, leur soupe délicieuse qui réchauffe et tous les regards attentifs à notre travail quand on l'a présenté.

Le livre a été édité en toute petite série, puisqu'il a été entièrement fait main en très peu de temps.
Du coup, je publie ici l'intégralité du livre dans l'une de ses versions, textes, gravures et papiers découpés pour en donner un aperçu numérique à ceux qui n'ont pas pu le voir.

Pour les Morlaisiens, il sera exposé prochainement ( à la fin du mois..) dans le hall du centre social Carré d'As à Zoé Puyo.

Merci pour vos retours, notre petit livre n'est que la partie immergée de tout une semaine d'échanges, de convivialité et de promenades de papier dans les rues d'un quartier.

                                      Quelques photos de notre petit atelier(merci, Monique!)

Pépère le chat s'était invité entre l'encre et les papiers, il est devenu la petite mascotte de l'atelier...



 Petite escapade au jardin du centre social...

7.11.14

Multiples

Je serai à l'hôtel de l'Europe pendant le salon Multiples, à Morlaix ce week-end du 8 et 9 novembre.

Samedi à 11h30, dans le hall de l'hôtel, on présentera notre livre avec les habitantes du quartier de la Vierge Noire, ne manquez pas ce rendez-vous !

la pochette du livre


J'amènerai aussi les dernières guirlandes en date, papiers de linge et de plumes...




1.11.14

petite édition collective :"Bienvenue dans la vie d'un quartier"

Quelques images de la résidence qui vient de se terminer à Morlaix, quartier de la Vierge Noire.

une gravure représentant le centre social Carré d'As
la carte du quartier en papier découpé...toute une affaire !

Petite visite au jardin partagé, dans la parcelle du centre social:


On a même eu droit à notre article dans la presse locale...


Elles posent un regard neuf sur leur quartier

 

Pendant une semaine, les habitants du plateau de la Boissière vont réaliser un petit livre, aidée par l'artiste Citlali.

Dans leur local de la rue Camille-Langevin, au pied des immeubles, Monique, Martine, Bernadette et Annie découpent la carte de leur quartier qu'elles ont patiemment dessinée. Non loin, une quinzaine de gravures encrées sèchent sur un fil tendu. Le fruit du travail de tout un après-midi.
Jusqu'à vendredi, l'artiste plasticienne Citlali Mixcoac va accompagner ces habitantes du plateau nord-est dans la réalisation d'un petit livre, découpé comme de la dentelle, unique. Un pour chacun et chacune des participants.

Plusieurs exemplaires qui seront exposés à l'hôtel de l'Europe, les 8 et 9 novembre, dans le cadre du salon Multiples. Organisé par l'association Les Moyens du Bord depuis 2002, l'événement tend à promouvoir la petite édition et les oeuvres originales.
Dans le petit recueil, les habitantes entendent bien « insuffler un petit bout de l'âme du quartier », celui que certains ont qualifié de « malfamé », regrette Annie. « Il n'y a pas que les ronds-points, la zone commerciale et la voie express, observe l'artiste franco-mexicaine. C'est aussi un endroit très boisé. Cela ressort beaucoup dans les dessins des habitantes. »
Au fil des pages, on pourra alors voir « tous les chats qui se plaisent dans le quartier », et entendre « les rires des enfants qui jouent devant les immeubles ». Résultat ce week-end.